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Me.36 - Gastroprotection chez les patients sous AINS à risque de complications digestives : résultats d’une enquête observationnelle en médecine générale
G Thiefin (1); PH Delaage (2); F Thomas (2); MS Schwalm (3); P Barthelemy (2); - (1) Reims - France; (2) Rueil-Malmaison - France; (3) Paris - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Malgré la diffusion des recommandations, de nombreuses études de pratique dans le monde ont mis en évidence un déficit de gastroprotection chez les patients traités par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et à risque de complication digestives.
L'objectif de cette étude était de déterminer, en médecine générale, la prévalence de la coprescription d'une gastroprotection chez les patients traités par AINS en France et analyser les déterminants de cette coprescription.

Matériels et Méthodes

De juin à août 2006, 289 médecins généralistes ont inclus tous les patients adultes traités par AINS vus en consultation et acceptant de participer à l'étude. Les données étaient recueillies grâce à un questionnaire standardisé. La gastroprotection était définie comme la coprescription d'un inhibiteur de la pompe à proton (IPP) ou de misoprostol. Les facteurs de risque (FDR) digestifs étaient les suivants : âge > 65 ans, antécédent d'ulcère gastroduodénal (UGD) compliqué ou non, association à un traitement antiagrégant plaquettaire, corticoïde ou anticoagulant. Une régression logistique a été réalisée pour identifier les déterminants de la coprescription d'une gastroprotection.

Résultats

2576 patients (1454 femmes, âge moyen : 49±17 ans) ont été inclus, parmi lesquels 96.4% recevaient des AINS non sélectifs. Un traitement gastroprotecteur (IPP : 99,5%) était prescrit chez 1002 patients (38.9%). Trente-neuf pour cent de ces patients avaient au moins un FDR justifiant le traitement gastroprotecteur. Chez les autres patients, les raisons de la prescription étaient : un antécédent d'intolérance aux AINS (26%) et/ou un reflux gastro-œsophagien (RGO) (20%) et/ou une dyspepsie (16%). Finalement, les patients recevant un traitement gastroprotecteur en l'absence de FDR et de symptômes digestifs représentaient 22% (n = 222). A l'inverse, 40% des patients traités par AINS et présentant au moins un FDR ne recevaient pas de gastroprotection (n = 256). Chez les patients ayant un seul FDR, les taux de gastroprotection étaient les suivants : 50% pour un âge > 65 ans, 67% pour une association à un autre traitement gastrotoxique, 87% et 100% pour des antécédents d'UGD respectivement non compliqués ou compliqués. Le taux de gastroprotection était de 81% pour les patients avec deux FDR et de 100% pour ceux en ayant trois. En analyse multivariée, les principaux déterminants de la gastroprotection étaient : les antécédents d'UGD (OR : 8.2), les antécédents d'intolérance aux AINS (OR : 6), le RGO (OR : 6), la dyspepsie (OR : 5.2), l'association à un autre traitement gastrotoxique (OR : 3.3) et l'âge>65 ans (OR : 3).

Discussion

Conclusion

Cette étude souligne un déficit de gastroprotection chez 40 % des patients traités par AINS et à risque de complications digestives. Le déficit atteint 50 % chez les patients de 65 ans et plus sans autre facteur de risque associé.

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