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Ma.109 - Abcès épiduraux primitifs : un diagnostic méconnu et trompeur
O Lemaire (1); L Zabraniecki (1); C Moineuse (2); G Bouteiller (2); B Fournie (1); - (1) Toulouse - France; (2) Auch - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les abcès épiduraux primitifs (survenus par voie hématogène sans spondylodiscite ou arthrite de voisinage ni geste local) sont beaucoup moins connus que les abcès chroniques secondaires ; or leur gravité (17% de mortalité et 45 % de séquelles) dépend de la rapidité de leur prise en charge. Nous rapportons ici notre expérience sur 7 cas.

Patients et Méthodes

Recherche à partir des données PMSI de tous les cas d'abcès épiduraux primitifs vus entre 1997 et 2007 au CHU de Toulouse et au CHG d'Auch (données rétrospectives). Revue de la littérature française et anglo-saxonne depuis 1990.

Résultats

Notre série comporte 7 patients (4 hommes), dont l'âge moyen est de 59 ans ; 2 ont des facteurs prédisposants (diabète, alcool, vie précaire). Le tableau clinique initial est celui de rachialgies fébriles dont 2 cas avec un syndrome méningé, 3 patients ont des signes compressifs centraux (2 paraparésies et 1 tétraparésie), 1 présente une sciatalgie. Le diagnostic n'est jamais évoqué d'emblée et seule l'IRM (avec gadolinium et séquence STIR) redresse le diagnostic. Les abcès sont surtout dorsaux (5/7), multifocaux chez 4 patients, souvent étendus sur plusieurs étages : 9 vertèbres en moyenne (2 au minimum, 22 au maximum).
Le syndrome inflammatoire est constant, toutes les hémocultures sont positives (à Staphylococcus aureus chez 6 patients, à Streptococcus intermedius (milleri) chez 1 patient), chez 3 des 4 patients opérés le même germe étant retrouvé dans l'abcès. Deux cas sont compliqués d'endocardite. Le diagnostic précoce (<15 jours d'évolution) et l'identification du germe expliquent la bonne évolution sans séquelle de tous nos patients dont 4/7 seulement nécessiteront un geste chirurgical.

Discussion

Le diagnostic d'abcès épidural primitif est difficile car la triade clinique typique (syndrome rachidien, infectieux et compressif) est inconstante (4/7). L'IRM de l'ensemble du rachis avec injection et séquence STIR permet le diagnostic et évite la ponction lombaire dangereuse dans ce contexte. L'enquête bactériologique doit être complète et associée à la recherche d'un terrain favorisant et de complications. Une prise en charge précoce et adaptée améliore grandement le pronostic autrefois très sombre.

Conclusion

Les abcès épiduraux primitifs bien que rares ne doivent pas être méconnus, seule l'IRM permet un diagnostic sûr et une prise en charge rapide dont dépend le pronostic.

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