Poster électronique

Ma.51 - Les spondylodiscites infectieuses dans un service de médecine interne : à propos de 14 cas
F Frikha (1); H Elloumi (1); N Kaddour (1); S Marzouk (1); M Jallouli (1); M Frigui (1); M Kechaou (1); Z Bahloul (1); - (1) Sfax - Tunisie;
20ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 84 fois.
Résumé
Introduction

L'infection discovertébrale ou spondylodiscite infectieuse (SDI), devenue rare, représente 4 à 7 % de toutes les infections ostéo-articulaires. L'objectif de notre travail est d'étudier les circonstances de découverte, les aspects cliniques et radiologiques ainsi que les modalités thérapeutiques des SDI dans un service de médecine interne.

Patients et Méthodes

Nous avons revu rétrospectivement 14 dossiers de patients hospitalisés dans le service de médecine interne de Sfax pour spondylodiscite infectieuse entre janvier 1996 et juillet 2007.

Résultats

Notre série comporte 7 hommes et 7 femmes âgés en moyenne de 53 ans (17- 68). Le délai du diagnostic varie de 1 semaine à 4 ans (7 mois en moyenne). L'élément clinique le plus constant est la rachialgie qui est présente chez 13 malades. L'horaire de la douleur est variable : inflammatoire (9 cas), mécanique (2 cas) et mixte (3 cas). Cette douleur prédomine à l'étage lombaire (7 cas), puis dorsal (5 cas) et enfin cervical (2 cas). Une déformation rachidienne est retrouvée chez 5 malades aux étages lombaire ou dorsal. La fièvre est présente chez 11 de nos patients. Deux cas de déficit moteur par compression médullaire ont été observés. Une porte d'entrée est trouvée dans 3 cas : tuberculose pulmonaire (1 cas), chirurgie gynécologique (1 cas) et infection urinaire (1 cas). Sur le plan biologique, la vitesse de sédimentation est élevée dans 10 cas. Nous avons trouvé une hyperleucocytose (3 cas) et une leucopénie (1 cas). L'intradermoréaction à la tuberculine est positive 2 fois (soit 40 % des SDT). La sérologie de Wright est positive chez les 5 patients atteints de SDB. La radiographie standard du rachis, réalisée chez 13 malades, s'est révélée pathologique dans tous les cas. La scintigraphie osseuse est faite chez 6 malades et a montré une hyperfixation des plateaux atteints dans tous les cas. L'IRM est réalisée chez 12 patients. Elle a montré dans tous les cas un hyposignal en T1 et un hypersignal en T2. Elle a décelé la présence de complications dans tous les cas. Nous avons noté 18 localisations qui se répartissent ainsi : 3 cervicales, 8 dorsales, 6 lombaires et une à la charnière dorsolombaire. Les lésions sont unifocales (12 cas), bifocales (1 cas) et multifocales (1 cas). Nous avons réalisé une ponction biopsie disco-vertébrale chez 7 malades. Elle a confirmé le diagnostic avec certitude dans 4 cas. Les spondylodiscites se répartissent en 5 tuberculeuses (SDT), 5 brucelliennes (SDB) et 4 à germes banals (SDGB). Tous nos malades ont reçu un traitement médical à base d'antibiothérapie adaptée : traitement antituberculeux pour SDT, association rifampicine doxycycline pour SDB et un traitement associant ciprofloxacine-rifampicine (3 cas) ou ofloxacine-Gentamycine (1 cas) pour SDGB. On a eu recours à l'évacuation chirurgicale d'un abcès du psoas chez 1 seul patient de cette série.

Conclusion

Les spondylodiscites infectieuses ne sont pas rares en milieu de médecine interne. Leur diagnostic est devenu facile du fait de techniques diagnostiques bactériologiques et morphologiques performantes.

remonter
45
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM