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Me.134 - Présentations rhumatologiques douloureuses des polyradiculonévrites: à propos de six observations
V Khanine (1); V Zeller (1); P Chazerain (1); A Dzeing (1); M Benhamou (1); MP Manet (1); JM Ziza (1); - (1) Paris - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Une polyradiculonévrite (PRN) ne se révèle pas toujours de façon classique par des symptomes neurologiques. La présentation peut être trompeuse en particulier par des douleurs intenses rachidennes avec ou sans sciatalgie, à l'origine d'un retard diagnostic préjudiciable surtout en cas de Syndrome de Guillain Barré (SGB) ou de syndrome paranéoplasique. Nous rapportons six observations dans lesquelles la maladie se présentait sous un masque rhumatologique de lombalgies ou de lombosciatalgies avec un élément hyperalgique inhabituel.

Patients et Méthodes

Six patients (4 hommes et 2 femmes) âgés de 32 à 59 ans ont été hospitalisés pour des rachialgies inflammatoires parfois extremement intenses. Le diagnostic retenu étant celui d'une PRN : leurs dossiers ont été revus rétrospectivement.

Résultats

Un avait une dorsalgie, quatre une lombalgie, un des dorsolombalgies. Les douleurs étaient au premier plan permanentes, insomniantes et intenses. La durée d'évolution avant l'hospitalisation était de 10 jours à 12 semaines.
Les signes neurologiques initiaux étaient absents ou minimes donc à chaque fois méconnus : déficit moteur discret des membres inférieurs associés à une hypoesthésie mal systématisée. Dans tous les cas la ponction lombaire a mis en évidence une dissociation albuminocytologique affitrmant le diagnostic de PRN. 4 avaient un SGB, un une PRN chronique et un une PRN révélatrice d'un cancer anaplasique à petites cellules.Chez un patient le SGB était secondaire à une pneumopathie à Clamydia pneumoniae. Deux ont été admis en réanimation en raison d'un déficit neurologique secondaire sévère évolutif. 4 ont bénéficié de gammaglobulines et 1d'échange plamatiques.1 patient a guéri spontanément. L'évolution a été favorable dans les cas de SGB et de PRN chronique avec de minimes sequelles neurologiques. Le déficit s'est aggravé avec impotence fonctionnelle dans la PRN paranéoplasique.

Discussion

Les PRN ont de multiples étiologies. Aigues elles constituent un SGB : la plus fréquente des affections démyélinisantes aigues avec 5 à 10% de décès à la phase précoce. Le diagnostic est essentiellement clinique mais parfois trompeur avec un masque "rhumatologique" comme dans nos observations car les signes neurologiques peuvent initalement passer au second plan derrière l'élément douloureux.
La prévalence des dorsolombalgies varie de 10 à 55% des cas selon les séries de PRN. Elles sont au premier plan de la présentation clinique dans 14% des cas et peuvent ainsi égarer et surtout retarder un diagnostic pourtant urgent. Les douleurs peuvent être majeures mais n'ont pas de valeur prédictive d'une évolution péjorative.

Conclusion

Des dorsalgies ou surtout des lombalgies parfois extrèmement intenses avec ou sans radiculalgies peuvent révéler une PRN et en particuilier un SGB et constituer le principal aspect de la présentation clinique. L'examen neurologique doit faire partie de l'examen rhumatologique. Il faut savoir faire une ponction lombaire si l'imagerie rachidienne est négative ou ne rend pas compte de la symptomatologie douloureuse rachidienne.

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