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Lu.73 - La prise en charge globale de la gonarthrose avant la chirurgie prothétique est-elle satisfaisante? Nécessité des recommandations de l’EULAR. Étude de 66 cas
S Launay (1); F Simon (2); L Fournier (1); J Duveau (1); - (1) Saint-Maurice - France; (2) Paris - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le traitement de la gonarthrose est bien codifié, en particulier depuis la publication des recommandations de l'EULAR en 2000 modifiées en 2003, mais dans la pratique quotidienne, l'application de celles-ci est souvent prise en défaut. Nous présentons notre expérience à propos de 66 patients ayant eu une intervention pour pose d'une prothèse totale de genou.

Matériels et Méthodes

66 patients admis dans un hôpital de rééducation à orientation rhumatologique après pose d'une prothèse tricompartimentale du genou pour arthrose, tous adressés en post-opératoire immédiat par leur chirurgien, pendant une période de cinq mois de janvier à mai 2004.
Chaque patient a été soumis à un questionnaire rempli par un médecin du service (LS) à l'occasion d'un entretien individuel d'une durée de 30 à 45 minutes.
Les données administratives, socio-économiques et cliniques étaient colligées en 35 questions regroupées sous 17 items :
Items 1 à 8 : les facteurs de risque de la survenue d'une gonarthrose,
Items 9 à 16 : les éléments de la prise en charge et des traitements effectués,
Item 17 : appréciation par le patient de cette prise en charge.
Une étude statistique a analysé les paramètres quantitatifs avec calcul des moyennes, médianes et écart-types sur le tableur Excel version 2007 et des pourcentages pour les données qualitatives.

Résultats

80% des patients ont eu du paracétamol, mais moins de 5% à dose suffisante,
42% ont eu des AINS per os, 40% ont eu des traitements d'action lente,
50% ont eu des infiltrations, 35% des viscosuplémentations, 17% ont eu un lavage articulaire,
35% l'application de topiques locaux,
50% une prise en charge kinésithérapique, 17% des cures thermales,
13% des aides techniques : orthèses de genou et/ou plantaires,
57% ont bénéficié d'une association de traitements pharmacologiques et non-pharmacologiques,
44% des patients estiment avoir eu une information correcte sur la prise en charge de leur gonarthrose et sur les choix thérapeutiques disponibles.

Discussion

Nos résultats montrent un tableau qui diffère de celui obtenu lors de la prise en charge par une population de rhumatologue (étude DRAGON en 2007). Le recrutement n'est pas le même d'une étude à l'autre. Nos patients avaient une gonarthrose évoluée, à un stade chirurgical et avaient bénéficié d'un éventail thérapeutique plus large. Par ailleurs, notre effectif n'atteint pas un nombre statistiquement significatif et les données sont recueillies sur une anamnèse de plusieurs dizaines d'années où sont intervenus des personnels de santé très divers.

Conclusion

Notre étude, sur une population de gonarthroses adressée par le chirurgien, mais suivie au préalable par le médecin, généraliste ou spécialiste confondus, montre qu'à l'instar des constatations de l'EULAR, la prise en charge globale de la gonarthrose avant la chirurgie est perfectible.

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