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Lu.143 - Traitement de l'ostéoporose cortico-induite par ranélate de strontium : une étude observationnelle sur 2 ans, contrôlée versus risédronate
JD Ringe (1); - (1) Leverkusen - France;
22ème Congrès
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Résumé
Objectif

L'objectif de cette étude est de montrer que l'efficacité du ranélate de strontium sur l'augmentation de la densité minérale osseuse (DMO) au niveau de la hanche totale et du rachis lombaire chez des patients présentant une ostéoporose cortico-induite (OPCI) n'est pas inférieure à celle observée dans le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique (OPPM).

Matériels et Méthodes

Dans cette étude comparative rétrospective sur 2 ans n'ont été inclus que des patients ambulatoires de notre service sous corticothérapie prolongée et traités soit par du ranélate de strontium 2 g/j (groupe RS) soit par du risédronate 35 mg 1 fois par semaine (groupe ris) pendant les 4 dernières années. 107 patients (61 femmes ménopausées et 46 hommes) ont été inclus avec les critères suivants : T-score de hanche totale ou du rachis lombaire <-2,5, avec ou sans fracture vertébrale prévalente. Tous les patients recevaient une supplémentation quotidienne de 800 UI de vitamine D et 1 200 mg de calcium. Les mesures de DMO et les radiographies du rachis ont été réalisées à 12 et à 24 mois, de même que l'évaluation de la douleur lombaire en utilisant une échelle à 4 points. Les 54 patients du groupe RS et les 53 patients du groupe ris ont été correctement appariés en ce qui concerne l'âge, la taille, le poids, la DMO initiale, les fractures vertébrales et non vertébrales prévalentes et les maladies nécessitant une corticothérapie. Dans le groupe RS, 34 patients avaient un traitement corticoïde pour une pathologie pulmonaire et 20 pour une pathologie rhumatologique versus 31 et 22 dans le groupe ris.

Résultats

Après 12 et 24 mois, la DMO lombaire moyenne augmentait de 5,2 et 9,1 % dans le groupe RS et de 4,1 et 5,3 % dans le groupe ris (à 12 mois, p<0,02 ; à 24 mois p<0,001 pour la comparaison intergroupes). Les augmentations moyennes respectives de DMO de la hanche totale étaient également significativement différentes entre les deux groupes (respectivement 3,1 et 5,4 % vs 1,9 et 2,4 % dans les groupes RS et ris). Les augmentations moyennes de DMO avec le ranélate de strontium après la 1re et la 2e année aux deux localisations étaient très cohérentes et de même ampleur que les changements observés dans les études pivot chez des femmes atteintes d'OPPM. Le nombre de patients avec de nouvelles fractures vertébrales ou non vertébrales était le même dans les deux groupes. Les patients traités par ranélate de strontium avaient néanmoins un score moyen de douleur lombaire significativement plus faible (à 12 mois, p = 0,042 ; à 24 mois, p = 0,023, pour la comparaison intergroupes).

Conclusion

Le traitement pendant 2 ans par le ranélate de strontium chez les patients atteints d'OPCI a augmenté significativement la DMO au niveau lombaire et de la hanche totale et a fortement réduit les douleurs lombaires en comparaison avec le risédronate. L'augmentation moyenne de la DMO a été de même amplitude que celle observée chez les femmes atteintes d'OPPM.

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