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Me.89 - La polyarthrite rhumatoïde en Afrique centrale. Aspects épidémiologiques et cliniques
H Ntsiba (1); M Ngandeu-Singwé (2); JM Mbuyi-Muamba (3); - (1) Brazzaville - Congo; (2) Yaounde - Cameroun; (3) Kinshasa - République démocratique du Congo;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les premières publications sur les maladies rhumatismales en Afrique subsaharienne remontent à une vingtaine d'années et notifiaient la fréquence élevée des affections dégénératives, de la goutte, des arthrites septiques, la rareté de l'ostéoporose et de la spondylarthrite ankylosante. Parmi les connectivites, la polyarthrite rhumatoïde (PR) serait moins sévère et peu évolutive.

Patients et Méthodes

Etude multicentrique, descriptive et analytique sur dossiers, conduite dans 3 pays d'Afrique Centrale, dans les services de Rhumatologie du CHU de Brazzaville au Congo (n = 50), de l'Hôpital Central de Yaoundé au Cameroun (n = 46) et aux Cliniques Universitaires de Kinshasa en RD Congo (n = 82). Nous avons utilisé les critères diagnostiques de l'American Rheumatism Association révisés en 1997. La PR représentait 58,94% des connectivites.

Résultats

Il s'agissait de 178 patients, 34 hommes (20%) et 144 femmes (80%), sex ratio = 4F/1H. L'âge moyen était de 45 ans avec des extrêmes de 19 et 75 ans. 55% des malades consultaient tardivement, au moment du diagnostic, la PR évoluait depuis 4 ans en moyenne. La polyarthrite était symétrique, touchant les grosses et petites articulations des 4 membres, avec déformations caractéristiques en coup de vent cubital (40%), dos de chameau (40%), boutonnière (36%), pouce adductus et en Z (20%), touche de piano (14%), maillet (12%) et col de cygne (10%). Les cervicalgies étaient notées dans 36% des cas, les ténosynovites dans 28% et seulement une coxite rhumatoïde. Les manifestations extra articulaires étaient rares : nodosités sous cutanées (4%), syndrome sec (2,5%), vascularite (1 cas). Un antécédent familial de PR était retrouvé dans 6% des cas. Les facteurs rhumatoïdes par Latex et Waaler-Rose étaient positifs dans 66% des cas et chez 29% des patients, on notait la présence des anticorps antinucléaires dans la série camerounaise. Le syndrome inflammatoire était présent chez tous les patients lors des poussées avec une vitesse de sédimentation moyenne à 89 mm à la 1ère heure et une C-Réactive protéine moyenne à 83 mg/l. Sur le plan radiographique, on notait un pincement de l'interligne articulaire dans 60% des cas avec des érosions chez 30/50 patients à Brazzaville. L'évolutivité de la PR était évaluée par la stadification de Steinbrocker : 10% des patients étaient au stade 1, 40% au stade 2, 26% au stade 3 et 24% au stade 4.

Conclusion

La polyarthrite rhumatoïde est également le premier rhumatisme inflammatoire chronique en Afrique subsaharienne. Elle se singularise par la rareté de manifestations extra-articulaires et de la coxite rhumatoïde. Cependant, sa sévérité serait comparable à celle du sujet caucasien.

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