Poster électronique

Me.01 - Séroprévalence de l’infection à VIH dans le service de rhumatologie du CHU de Cocody à Abidjan (Côte d’Ivoire)
JC Daboiko (1); B Ouali (1); B Ouattara (1); M Gbane Kone (1); M Diomandé (1); JM Djaha (1); E Eti (1); N Kouakou (1); - (1) Abidjan - Côte d'Ivoire;
22ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 84 fois.
Résumé
Introduction


La prévalence de l'infection à VIH dans notre pays en 2008 était estimée à 3,9 % de la population totale. Notre service de rhumatologie, comme bien d'autres services, accueille des patients infectés par le VIH. Le but de cette étude était de déterminer la prévalence de l'infection à VIH en rhumatologie.

Patients et Méthodes


Il s'agissait d'une étude prospective transversale réalisée du 1er Mars 2008 au 30 Octobre 2008. Tous les patients hospitalisés en rhumatologie ayant accepté le dépistage du VIH après consentement éclairé ont été inclus dans l'étude.

Résultats


Nous avons dépisté 19 séropositifs sur 231 patients, soit une séroprévalence de 8,2 %. Il s'agissait de 12 femmes et 7 hommes âgés de 26 à 68 ans. Le VIH1 représentait 89,4 % (17 patients), les VIH2 et VIH dual 5,3 % chacun (1 patient). Parmi les 19 séropositifs, 12 patients (63,1 %) avaient plusieurs partenaires sexuels, 17 patients (89,5 %) n'utilisaient pas de préservatifs et 2 patients (10,5 %) le faisaient occasionnellement. La séroprévalence chez les patients ayant des partenaires sexuels multiples et les non utilisateurs de préservatifs était respectivement de 24 % et 8,7 %. Au plan diagnostique, dans la pathologie infectieuse (61 cas), 11 patients étaient séropositifs soit une prévalence de 18 %, dont arthrites septiques : 4,9 % (3 cas) ; tuberculose ostéoarticulaire : 13 % (8 cas). La séroprévalence dans la pathologie tumorale (27 cas) était de 14,8 % : métastases osseuses d'origine prostatique et myélome multiple : 3,7 % chacun (1 cas), tumeur d'origine indéterminée : 7,4 % (2 cas). Dans la pathologie dégénérative (96 cas), la séroprévalence était de 3,1 % : arthrose, 2,1 % (2 cas) et ostéonécrose aseptique de la tête fémorale, 1 % (1 cas). Parmi les rhumatismes inflammatoires chroniques (38 cas), un cas de spondylarthropathie sur 6 était séropositif soit 16,6 %. Aucun cas de séropositivité n'avait détecté dans les arthropathies diverses (algodystrophie, fibromyalgie, ostéomalacie : 1 cas chacun) ou indéterminées (6 cas).

Discussion


La séroprévalence observée en rhumatologie est considérable mais reste faible, comparée à celles des services de pneumo-phtisiologie (80 %), maladies infectieuses et tropicales (75 %) et médecine interne (60 %). La répartition selon le sexe confirme la tendance à la féminisation du VIH dans les pays sous développés où les comportements sexuels à risque sont fréquents. Les taux de séroprévalence les plus élevés sont trouvés parmi les infections, la tuberculose notamment, alors qu'ils sont plus importants dans les spondylarthropathies en occident. Les taux sont beaucoup plus faibles dans les affections non liées au VIH.

Conclusion


Il faut rester vigilant dans la prise en charge des infections ostéoarticulaires. Celles-ci peuvent être l'expression rhumatologique d'une infection à VIH.

remonter
35
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM